Semaine de la culture scientifique à Percé: programmation détaillée

SEMAINE DE LA CULTURE SCIENTIFIQUE À PERCÉ

Jeudi le 19 septembre

9h30 – Ouverture officielle et mot de bienvenue de l’invitée d’honneur de la Semaine de la culture scientifique à Percé, Mme Cathy Poirier.

 

10h – De la mer à l’assiette: la valorisation des résidus de l’industrie de la pêche

Conférencière: Mme Maude Sirois, Merinov

Description: Lorsque les fruits de mer et poissons arrivent dans notre réfrigérateur, à moins de les acheter vivants où d’aller les pêcher soi-même, ces derniers passent par des usines de transformation. Les usines préparent entre autres nos filets de poisson, cuisent nos crustacés et bien plus encore. Lors de la transformation des produits marins, plusieurs résidus sont générés. Il peut s’agir de peaux et d’arêtes de poissons ou encore de carapaces de crustacés ou de coquilles de mollusques. Au Québec, on retrouve plus de 15 000 tonnes de ces résidus par an. Une solution simple pour s’en débarrasser serait tout simplement de les jeter aux poubelles, au compost ou dans les champs, mais saviez-vous que ces résidus peuvent être valorisés afin de les utiliser comme engrais en agriculture ou encore pour créer des produits cosmétiques et pharmaceutiques? C’est ce que nous allons vous montrer lors de cette présentation.

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10h50 – Le Banc-des-Américains : un trésor de vie marine à protéger dans le golfe du Saint-Laurent

Conférencière : Mme Pascale Tremblay, Pêches et Océans Canada. Direction régionale de la gestion des écosystèmes

Résumé : Savez-vous ce qu’est une zone de protection marine? C’est un outil utilisé par Pêches et Océans Canada pour protéger des écosystèmes, des espèces et des habitats marins importants. L’aire marine protégée du Banc-des-Américains, d’une superficie de 1 000 km², est située au large de la côte gaspésienne, à proximité du parc national de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé. La formation rocheuse particulière du site, combinée aux nutriments transportés par le courant de Gaspé, est à l’origine de la grande variété d’habitats et d’espèces marines qui fréquentent ce secteur : de nombreuses espèces de poissons et de crustacés pêchées commercialement, des mammifères marins en péril et bon nombre d’invertébrés. Sa protection permettra de préserver la santé et la productivité de cet écosystème, au profit des générations futures.

11h20 – Le club aquaponique de l’ÉPAQ

Conférencier : M. Pierre-Olivier Fontaine, École des Pêches et de l’aquaculture du Québec

Description : L’aquaponie est un concept à travers lequel des espèces animales, végétales et bactériennes vivent en symbiose, en recréant un petit écosystème où les déchets de l’un viendront nourrir l’autre. 

Lors de cette présentation, un enseignant de l’école des pêches et de l’aquaculture du Québec viendra offrir un témoignage sur les retombés pédagogiques et individuelles de l’intégration d’un club aquaponique à l’ÉPAQ. Fondé il y a 3 ans, des activités très diverses ont pris place à Grande-Rivière, et le club commence aussi à rayonner à travers la Gaspésie, le Canada et même en Afrique. 

Le système a aussi d’autres rôles connexes. Il sert d’incubateur à des étudiants qui aimeraient tester de nouveaux modes de culture durables afin de se lancer en entreprise. Le système est aussi collatéralement utilisé comme une banque alimentaire pour les étudiants de l’école afin de leur offrir des produits frais à l’année. 

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13h30 La captation-valorisation du CO2 : une solution pour lutter contre les changements climatiques

Conférencier : M. Pierre Sanschagrin, Pôle des Technologies Propres de la Gaspésie

Résumé : Le dioxyde de carbone (CO2) est l’un des principaux gaz à effet de serre et l’augmentation de sa concentration dans l’atmosphère terrestre est à l’origine du réchauffement climatique. En raison de l’urgence d’agir pour contrer ce phénomène, un certain nombre de procédés ont été développés pour capter et valoriser le CO2 émis par les activités humaines. L’objectif de cette conférence est de présenter certains de ces procédés, notamment ceux qui pourraient être appliqués dans notre région.

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14h30 – Vers des plastiques plus…bleus!

Conférencière : Mme. Sophie Chabot, École des pêches et de l’aquaculture du Québec

Résumé : Le plastique est un des matériaux les plus utilisés dans le monde aujourd’hui. Par contre, cette même durabilité le rend extrêmement dommageable pour l’environnement et la santé puisqu’il se dégrade à une vitesse extrêmement lente et qu’il peut contenir ou libérer des produits toxiques, particulièrement dans les milieux aquatiques et marins.  Les industriels producteurs et utilisateurs de plastiques sont aujourd’hui à la recherche de solutions innovantes et davantage écoresponsables. Plusieurs déchets et coproduits (résidus de carapaces de crustacés, algues et leurs résidus) peuvent être transformés et valorisés pour la production de bioplastiques. Ceux-ci constituent une solution alternative à l’utilisation des plastiques pétroliers pour des applications telles que des pellicules alimentaires et des films agricoles. Devant cette problématique, les chercheurs de 2 collèges et 2 centres de recherches québécoises concentrent leurs efforts pour valoriser les biopolymères issus de l’extraction des algues et des carcasses de crabe, particulièrement en visant la préparation et la production de plastiques biosourcés et biodégradables.

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Vendredi le 20 septembre

 

10h – De quelle manière les changements globaux affectent-ils le fou de Bassan et comment fait-il pour s’en sortir ?

Conférencier : M. David Pelletier, Université du Québec à Rimouski et le Parc National de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé

Description : Le golfe du Saint-Laurent subit actuellement de profonds changements qui affectent l’ensemble du réseau trophique marin. La température de l’eau augmente, les communautés de zooplancton changent, plusieurs populations de poissons s’effondrent, en raison ou non de la surpêche, et de nouvelles espèces font leur apparition dans l’écosystème. Le fou de Bassan, l’emblématique oiseau nichant dans le parc national de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé, peine à trouver assez de nourriture à proximité de la colonie pour subvenir à ses besoins et nourrir son seul et unique poussin. Ceci se traduit par une mortalité importante chez les poussins depuis au moins 10 ans.
Grâce à l’étude du comportement de pêche des adultes (à l’aide de GPS), de leur régime alimentaire et de leur état de santé (à l’aide d’analyses sanguines), les chercheurs du Laboratoire d’ornithologie marine de Rimouski vous présenteront les stratégies observées le fou de Bassan pour s’ajuster à ces changements environnementaux importants.

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11h Les milieux naturels côtiers, comment les préserver et les mettre en valeur

Conférencière : Mme Bolduc, Conservation de la Nature Canada

Résumé : La protection des milieux naturels et de leur biodiversité est l’une des solutions identifiées pour mieux s’adapter aux changements climatiques, dont les effets sont entre autres observés dans les milieux côtiers de la péninsule gaspésienne. Mais comment un organisme sans but lucratif peut-il agir localement pour préserver des milieux qui doivent composer avec l’érosion des côtes, la hausse du niveau de la mer, le développement immobilier et la tenue de nombreuses activités récréotouristiques ? Conservation de la nature Canada a mis en œuvre plusieurs actions en terres privées pour y arriver, permettant à la fois de protéger des espèces en péril et d’améliorer des habitats importants, tout en permettant à la population d’avoir accès aux paysages les plus époustouflants de la pointe de la Gaspésie.
La présentation permettra de découvrir concrètement ce qui a été réalisé dans les dernières années au barachois de Malbaie et à la pointe St-Pierre, deux points chauds de biodiversité sur les côtes de la ville de Percé.

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13h30 Nos matières résiduelles, bien plus que des déchets! 

Conférencier : M. Laurent Gélinas, Régie intermunicipale de traitement des matières résiduelles de la Gaspésie

Résumé : Dans les actualités, nous entendons beaucoup parler de la démarche zéro déchet, de la collecte à trois voies et des déchets plastiques polluant l’environnement. La gestion des matières résiduelles est au cœur de l’actualité. Comment peut-on réduire l’impact environnemental relatif à la gestion des matières résiduelles sur notre territoire?
La présentation dressera un portrait de la gestion des matières résiduelles sur le territoire de la MRC du Rocher-Percé et de la Ville de Gaspé et présentera les différentes filières de gestion (recyclage, compostage, valorisation et enfouissement). Les innovations récentes de la RITMRG, notamment le recyclage du verre en granulat et la culture de saule traitant les eaux de compostage, seront présentées. La conférence permettra d’informer et de sensibiliser les participants à une meilleure gestion des matières résiduelles permettant de réduire les coûts de gestion et de réduire notre impact sur l’environnement.

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14h30 – La surveillance de mammifères marins jour et nuit grâce à une caméra thermique

Conférencier: M. Colin Gauthier-Barrette, Merinov

Description : Puisqu’ils passent leur vie sous l’eau et qu’ils partagent leur espace vital avec bateaux de marchandises, excusions touristiques, traversiers et chantiers maritimes, les mammifères marins sont particulièrement vulnérables au dérangement sonore et aux risques de collision. On ne peut les apercevoir que pendant quelques secondes, lorsqu’ils viennent respirer à la surface. 

Dans le cadre de certaines activités humaines, nous aurions avantage à mieux connaitre la position de ces animaux afin de limiter le dérangement. C’est dans le but d’aider les entreprises et organismes œuvrant en milieu maritime que Merinov a développé un outil de détection thermique. Cet appareil est en fait une caméra qui capte les rayons infrarouges plutôt que les longueurs d’ondes visibles à l’œil nu. L’image rendue est la même qu’il soit midi ou minuit! Merinov viendra présenter ses meilleurs résultats des deux dernières années, séquences vidéo à l’appui.

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15h20 – L’énergie éolienne et les changements climatiques
Conférencier: M. Charles Godreau, Nergica

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Samedi le 21 septembre

 

10h – L’évolution de la vie à travers les rochers de Percé

Conférencier : Mme Isabelle Cyr-Parent, Géoparc mondial UNESCO de Percé 

Description : Percé a reçu une reconnaissance internationale pour la richesse de son patrimoine naturel, en entrant dans la grande famille des Géoparcs mondiaux UNESCO. Le critère majeur qui nous différencie sur la scène internationale est la concentration de plusieurs formations géologiques sur une superficie de moins de 40km2­­­. Ces roches, formées entre 500 et 300 millions d’années, sont des témoins privilégiés de l’évolution de la vie. En découvrant les environnements et les formes de vie particulières de ces époques, telle que des vers des mille-pattes ayant deux mètres de long, cette présentation vous fera voir un autre côté passionnant de nos paysages fascinants!

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11h – Miguasha : un trésor paléontologique gaspésien au caractère universel

Conférencier: M. Olivier Matton, Parc National de Miguasha 

Description : Inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, le parc national de Miguasha a pour mandat la protection et la mise en valeur de la Formation d’Escuminac. Dans cette séquence sédimentaire exceptionnelle se cachent les vestiges d’un écosystème entier, vieux de 380 millions d’années, qui se révèle être le témoin privilégié de la période géologique du Dévonien, ou « Âge des poissons ». L’étude des fossiles de plantes, d’invertébrés et de poissons qu’on y retrouve permet de documenter de façon remarquable l’une des grandes étapes de l’histoire de la vie, soit le passage de l’eau à la terre chez les vertébrés. La découverte récente et l’étude en cours du seul spécimen complet de poisson Elpistostege watsoni apportera d’ailleurs un éclairage nouveau sur cette fascinante question.

 

13h30Les espèces en péril

Conférencière : Mme Mélanie Jean, Nation Micmac de Gespeg et Marie-Christine Plourde, Contact Environnement et SOS Bats

Résumé : « Le gouvernement du Canada a ajouté trois espèces de chauves-souris à la liste des espèces en péril au Canada (également connue comme étant l’annexe I de la Loi sur les espèces en péril). Ces trois espèces de chauves-souris, soit la petite chauve-souris brune (Myotis lucifugus), la chauve-souris nordique (Myotis septentrionalis) et la pipistrelle de l’Est (perimyotis subflavus), ont été inscrites sur la liste en tant qu’espèces en voie de disparition, car leur survie est menacée de façon imminente par une maladie mortelle et très contagieuse, le syndrome du museau blanc (SMB). » http://www.sararegistry.qc.ca

Contact Environnement a confirmé qu’il y a présence du syndrome du museau blanc dans notre région. Nous travaillons présentement en collaboration avec la Nation Micmac de Gespeg sur le projet SOS Bats. Ce projet se concentre sur la collecte de données et la sensibilisation en lien avec la stratégie de recouvrement du gouvernement fédéral pour aider à la conservation de ces espèces en péril.

Aidez-nous à mettre la lumière sur le monde des chauves-souris de notre région.

 

14h30 Des algues à la rescousse des moules de culture 

Conférencier : M. Pierre-Olivier Fontaine, École Nationale des Pêches et de l’aquaculture du Québec

Description : Chaque année au Québec, en moyenne, jusqu’à 30 % des moules bleues de production sont sujettes à la prédation des canards. Dans la Baie-des-Chaleurs, les pertes peuvent constituer plus de 90% suite au passage des canards plongeurs. Ce problème n’est pas une particularité québécoise, de multiples articles ont témoigné de l’impact de ces canards sur l’industrie mytilicole des provinces maritimes canadiennes et de nombreux pays d’Europe. Plusieurs techniques ont été essayées dans le passé pour réduire le taux de prédation, mais celles-ci sont souvent très stressantes pour les canards (feux d’artifices, laser…). La grande majorité de ces techniques sont souvent rapidement déjouées par les canards et celles qui se sont avérées les plus efficaces sont souvent très coûteuses. Afin de réduire la pression de prédation de ces canards plongeurs sans leur infliger de stress supplémentaire, notre équipe de recherche explore plusieurs avenues dites passives dont un rideau de laminaire.

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15h20
Conférencier: M. Donald Jeannotte-Anglehart, Secrétariat Mi’gmawei Mawiomi
Titre: La toponymie Mi’gmaq et le plan de gestion du territoire