SOS chauves-souris au Géoparc de Percé

Petite histoire des chauves-souris en péril du Géoparc de Percé

Contact Environment est un organisme à but non lucratif de la Gaspésie, axé sur l’environnement et la collecte de données scientifiques. En 2015, l’organisme a confirmé la présence du syndrome du museau blanc chez les chauves-souris de la région. C’est là que commence l’histoire de SOS Bats et des chauves-souris gaspésiennes en péril.

chauves-souris

Une petite chauve-souris brune affectée par le syndrome du museau blanc.
Photo : Frédérick Lelièvre

Qu’est-ce que le syndrome du museau blanc ?

Le syndrome du museau blanc (SMB) se caractérise par des mortalités massives de chauves-souris souvent associées à l’observation d’une croissance fongique blanche sur le museau, les oreilles ou la membrane des ailes des chauves-souris touchées par cette affection.

Le SMB a d’abord été observé chez des chauves-souris mortes et en hibernation dans une grotte près d’Albany, dans l’État de New York, par le New York State Department of Environmental Conservation au cours de l’hiver 2006-2007. Depuis mars 2008 et jusqu’à ce jour, des biologistes et des spéléologues ont documenté des milliers de chauves-souris affectées ou mortes du SMB, dans un nombre sans cesse croissant de lieux. Cette propagation rapide du syndrome semble malheureusement se maintenir d’année en année, augmentant ainsi la superficie touchée et le nombre de chauves-souris menacées (voir la carte – Source: mffp.gouv.qc.ca).

 

Trouver des solutions

Suite à l’inquiétude soulevée par cette mauvaise nouvelle pour les chauves-souris, le projet SOS Bats est né d’une collaboration entre Contact Environment et la Nation Micmac de Gespeg. Il été financé par le Fonds autochtone pour les espèces en péril.

Le travail s’est ensuite enclenché. Des moniteurs acoustiques Anabat Express ont été utilisés pour confirmer la présence d’espèces en péril et de chauves-souris migratrices de Pointe à la Garde jusqu’à Gaspé. Un parc éolien à l’Anse à Valleau faisait aussi partie du projet initial et comportait des suivis de la mortalité et des activités de surveillance acoustique. La confirmation est arrivée rapidement: il y a bel et bien des chauves-souris migratrices et des espèces (résidentes) en péril.

 

La suite de l’étude, direction Percé

Des partenariats plus récents pour continuer d’étudier et de tenter d’aider les chauves-souris en péril ont été initiés du côté sud de la Gaspésie, avec la Grotte de Saint-Elzéar et le Géoparc de Percé.

Au printemps 2018, un moniteur Anabat Express a été installé au géosite du “Trou sans fond” du Géoparc. Isabelle Cyr Parent (responsable sciences et éducation du Géoparc de Percé) et Jeanie LeLacheur (fondatrice-coordonnatrice  de Contact Environment et SOS Bats) ont effectué une randonnée en raquettes sur la colline pour installer le matériel de surveillance.

Puis à la fin octobre 2018, François Fabianek du Groupe Chiroptères du Québec est venus au Géoparc pour installer des enregistreurs de température à l’intérieur et à l’extérieur de la grotte. L’objectif à long terme de ces travaux est de confirmer que la grotte est un hibernacle (site d’hibernation hivernale) pour les chauves-souris.

Contact Environment a également invité le géoparc à participer à la construction d’un condominium de chauve-souris dans l’espoir d’attirer des femelles reproductrices qui l’utiliseront comme dortoir de maternité (un lieu de sauvegarde pour avoir et élever leurs petits) sur le site et pour mettre en place un plan de gestion et de suivi. Évidemment, le Géoparc a accepté !

 

Aider la cause

Des adoptions symboliques de petites chauves-souris brunes en collaboration de la Fédération canadienne de la faune ont été effectuées dans des écoles primaires locales. De plus, le parc national Forillon s’est associé à une adoption à l’École aux 4 Vents de Rivière-au-Renard. La campagne du petit ruban brun est également en cours au Géoparc.

Écrivez un commentaire

Your email address will not be published.